24/12/2004
Le moelleux au chocolat...
Qu’est-ce qui s’enflamme en premier ? Le goût ? Immense… L’odorat ? Envoûtant…La vue ? Chavirante… Le toucher peut-être ? Avec ce frémissement presque douloureux sous les doigts, saisis par la subtilité de la texture… L’ouie ? Lorsque le fouet frappe en cadence…
Mazette ! Sens enivrés, nerfs aux aguets, fouet en action sans compassion. Où sommes-nous ? Dans quelque bouge, lointain, perdu, par delà le désert, ses dunes ? Que nenni, l’ami, nous sommes chez nous, ici, dans les cuisines des Dryades…
Prenez trois œufs au Père Arsène, qui vit là-bas, près de Marciac. Mais attention, bien sous la poule et non l’oie grasse ! Gardez deux blancs pour d’autres fêtes. Le petit dernier tout entier, avec du sucre blanchissez, nous dirons bien soixante grammes. Regardez-moi cette couleur, c’est le soleil en saladier ! Montez les jaunes, j’ai bien dit deux, au bain-marie. Montez à peine, tout en douceur, il ne s’agit pas de les cuire sur l’heure !
Et maintenant, clou du spectacle, papilles allègres, museau gourmand, mêlez d’un coup beurre pommade et chocolat, et faites fondre. Sentez-vous bien sous la spatule, comme les matières s’articulent, s’enlacent, vivent avec bien-être et harmonie ? Voilà, c’est déjà pratiquement fini.
Réunissez tous les mélanges, et de farine saupoudrez. Trois ramequins, peut-être quatre, vous décidez. Puis enfournez quelques minutes, je dirais sept, à four bien chaud, vers deux-cent-vingt. Et revoilà notre vedette ! Il apparaît, gonflé et fier, un vrai petit dur au cœur si tendre…
100 g de chocolat noir (70%)
100 g de beurre
2 jaunes d’œufs
1 œuf entier
60 g de sucre
30 g de farine
poivre du moulin (mais non, je blague)
10:30 Publié dans Les délices des Dryades | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note







