13/06/2008

13 juin

Ici, symbole de loisirs, là-bas, comme un chemin de souffrance. Le MetroCable de Medellin s'accroche à la montagne pour survoler les "comunes", qu'ailleurs on appelle "favelas", ou bidonvilles...

Pourtant, au milieu de cette vie en chaos apparaît un bijou d'architecture, comme un défi à la pauvreté. C'est la bibliothèque de Medellin. Quel plus beau symbole que de placer le savoir au coeur de la pauvreté. Le savoir, n'est-ce pas ce dont les puissants ont toujours chercher à priver les humbles ?

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09/05/2008

9 mai

Alors que le glaive de la foi déchire l'astre de poussière, Le Caire s'apaise un instant. Un frémissement, un pas qui se fige, puis la course folle qui reprend de plus belle. Cairote, tu as perdu ton plus beau trésor, tu as oublié l'héritage des pharaons. Où sont passés les sabliers qui égrenaient avec patience le sable du désert ? Cairote, tu n'as plu le temps de rien... toujours pressé, même à l'heure de la prière !

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06/05/2008

6 mai

Adieu fraîcheur du vent coulis sur le plateau, bonjour aubes soyeuses sur le Nil paresseux. Adieu belle campagne, adieu à toi ma Brune, j'ai trouvé ce matin un autre chant d'éveil. Bonjour toi muezzin qui dès l'aube t'agite et m'invite à prier pour apaiser mon âme.

Le souffle du désert vient caresser ma peau et le ciel trop chargé me fit plisser les yeux. Au ciel est accrochée une nouvelle lune et des cuisines montent de doux parfums de miel. Au pied des pyramides et du sphinx qui médite je ressens la chaleur qui entretient ma flamme.

Bonjour Al-Qāhira, ô toi la Victorieuse !

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21/03/2008

21 mars

Trop loin d'une île, d'une oasis, d'un havre de paix ? Construis ton propre refuge et recueille-toi, tu trouveras la sérénité. Car l'île est en toi, comme l'oasis, ou le havre de paix...

Et si tu as la chance de trouver ce palais magnifique et d'y découvrir une île intérieure, hésite moins encore !

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Palais de Mohammed Ali, Le Caire, Egypte

17/03/2008

17 mars

Si tu es musicien, si tu laisses ton coeur allègre murmurer au vent, jamais tu ne connaîtras la solitude... Tu trouveras partout et toujours un autre poète, un autre musicien pour t'accueillir.

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14/03/2008

14 mars

Ah ! Si l'on m'avait expliqué que les châteaux de sable sur la plage étaient autant d'offrandes faites à la mer, jamais je n'aurais cessé d'en contruire... encore et encore !

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13/03/2008

13 mars

Tu admires le fleuve tumultueux qui, tel le passant trop pressé, se fraye à coups de coude un chemin dans la foule tranquille. N'oublie pas ceci : lorsque le soleil à son zénith aura asséché ce fleuve, le rocher n'aura pas bougé d'un pouce et sera bien présent.

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04/03/2008

4 mars... À Nicole

Elle m’a dit aimer sa famille de cœur, errance du voyage et réconfort des pleurs

La vie est ainsi faite de hasard, de rencontres, allez viens te blottir, ici, tout près, tout contre

On s’est tenu la main, on a chanté des psaumes, pour saluer Merlin, ce drôle de bonhomme

Ce voleur de mémoire qui t’a charmée un jour, ce mangeur de sourires, que t’as aimé toujours

Il est loin ce matin, le chemineau sanglote, ton corps soudain s’effondre et tout en toi grelotte,

Nicole, prends ma main, et donne à Roger l’autre, on sera tes bergers, on sera tes apôtres…

24/02/2008

24 février

Cette ville ne se nourrirait-elle que de poussière et de bruit ? Chaleur, chaos, tumulte semblent les maîtres mots. Dans le trafic exsangue j’attends, je peste et je m’ennuie, quelle mission m’oblige à souffrir de tels maux ?

Au loin les pyramides ne sont que souvenirs, je les vois mais le temps me happe sans pitié, on me pousse, m’entraîne, on m’oblige à courir, l’équipage, dépassé, à hue et à diane cesse de tirer…

Et puis soudain, image d’Epinal, comme une oasis lointaine, une porte s’efface et dévoile un palais… Je vais vers l’inconnu, une émotion certaine me pousse à accepter cette sérénité.

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Visite du Palais de Mohammed Ali, Le Caire, Egypte.

10/02/2008

10 février

Mon pas est las, ma valise lourde, au front comme une douleur sourde. Le voyage, trop long, trop loin, trop solitaire chemin. Comme un vide qui vous prend, vous happe en un instant. Comme une chute sans contrôle, comme un danger qui vous frôle. Ma tête est là, mon corps ici, entre le soleil et la nuit…

Et puis soudain une image, au détour d’un virage. Et je me sens bien, enfin !

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J’aime alors les retours, lorsque je retrouve l’amour. Et je souris à la lune quand m’enlace ma Brune.

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