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        <title>Chroniques d'Orient - portraits_a_la_plume...</title>
        <description>Petites chroniques poétiques en prose</description>
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                <title>Quand il est mort, le poète...</title>
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                <author>noreply@ (Fernando LAGRAÑA)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 16 Jun 2006 09:12:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://kronik.hautetfort.com/images/medium_devos.jpg&quot; alt=&quot;medium_devos.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il a posé sa plume pour dire adieu à ses maux, pour dire adieu à ses mots, et d'ire à Dieu tous ses maux dire, oui dire à Dieu tous ses mots d'ire. Maudire... Ouï-dire ? Non, vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, te dire adieu me pèse, bien plus que ta plume.
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                <title>Où étiez-vous donc passé, Monsieur ?</title>
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                <author>noreply@ (Fernando LAGRAÑA)</author>
                                                <category>Portraits à la plume...</category>
                                                <pubDate>Mon, 28 Mar 2005 23:35:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Notre route nous conduit tout d’abord vers les berges du Léman, au pied des coteaux des Dryades et, pleins d’allant pour une percée vers l’ouest, nous suivons naturellement le cours du fleuve qui, après avoir salué une dernière fois Genève et son lac sous le pont du Mont-Blanc, s’enfonce entre Alpes et Jura vers le Bugey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la merci des caprices géologiques et de la volonté d’un Rhône déjà majestueux, la route musarde, se cherche, se dérobe pour repartir ici à l’assaut d’un village fortifié, là à la découverte d’un ancien hameau de pêcheurs convertis au tourisme lacustre ou fluvial, plus loin à la conquête hasardeuse d’un Grand Colombier – conquête à peine esquissée, n’ayez crainte, les corps sont encore trop endormis en cette Pâque précoce et la paresse hivernale n’est pas loin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le fleuve traversé de nouveau à Seyssel, ville double qui cherche son identité sur les deux rives cousines, dualité qui s’exprime fort bien au demeurant entre vin tranquille et subtil pétillant. Après la traditionnelle dégustation de ce dernier élixir, délicat mélange de chasselas, de molette et d’altesse qui vous titille les papilles de sa mousse taquine, cap au sud sans état d’âme, nous cherchons le soleil !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous traversons alors Belley, et saluons par une pause apéritive chez le fromager le grand Jean-Anthelme Brillat-Savarin, gastronome méditatif et natif du coin, qui n’hésitait pas à dire, il y a bientôt trois siècles que « convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous notre toit. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyez-vous, c’est précisément cette philosophie que s’appliquent à honorer Marthe et Roland, nos amphitryons durant les fêtes pascales, un peu plus au sud, en Aoste, près de la Gare de l’Est, et ce malgré les aléas de la vie quotidienne, qui n’ont de cesse de leur rappeler notre statut de fragiles mortels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’ils soient dignement honorés par ces quelques lignes, avec une pensée émue pour un autre représentant du savoir-faire viticole français, ô combien présent à notre table durant le séjour, j’ai nommé le Beaumes-de-Venise, que nous avons dégusté, avouons-le, sans modération aucune !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Kronik&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;27 mars 2005&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script language=&quot;JavaScript&quot; src=&quot;http://www.geo-loc.com/in.php?id=7859&quot; &gt;&lt;/script&gt;&lt;noscript&gt;&lt;a href='http://www.geo-loc.com'&gt;GEOLOC&lt;/a&gt;&lt;/noscript&gt;
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                <title>C’est une galerie de portraits, Monsieur ?</title>
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                <author>noreply@ (Fernando LAGRAÑA)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 13 Mar 2005 00:50:00 +0100</pubDate>
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                    Oui, Flavius, c’est ainsi que j’aimerais qualifier ces vignettes que je dessine en fermant les yeux et faisant défiler dans ma tête de mon parcours les jours heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mémoire n’est pas infaillible mais je sais que ce grand homme ne m’a jamais déçu même si parfois les garçons mieux que les filles savent oublier les coups reçus. Aujourd’hui en forme d’hommage, je voudrais qu’il soit le premier, oui le premier de tous les personnages à honorer ma galerie de portraits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai rencontré comme une midinette sur un air de bandonéon, à son tango encanaillé de musette j’ai compris qu’il connaissait la chanson. Autour de son bras il portait des prés une colchique qu’il avait connue lorsqu’elle faisait la fleur et tous deux virevoltaient portés par la musique, et dessinaient une mélodie qui me laissa rêveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu à peu j’ai appris à le connaître, à comprendre ses joies et ses peurs, sa voix rauque et son corps d’athlète qui cachaient si mal son grand cœur. Toujours le dernier en classe, c’est ainsi que je l’imaginerais enfant mais en ce qui concerne la classe, il occupe désormais le premier rang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous nous donnons l’accolade je ne cherche pas d’arme dans son dos car bien plus qu’un camarade, c’est un peu mon alter ego. Que je me lance dans une tirade ou entame ma philosophie un peu barjo, je sais d’une seule œillade qu’il m’a pigé mon poteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne parlerai pas des jours de galère, il en a vécu plus que moi, mais parfois cela me mets en colère de savoir que je n’étais pas là, lorsque peut-être j’aurais pu tendre la main dont il aurait eu besoin, serrer les poings pour le défendre, et nous battre ensemble contre le destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je me rattrape en égrenant de la musique, des morceaux que je choisis pour lui, pour qu’il les danse avec sa Monique, pour lui, mon Roger, mon ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;KroniK&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;13 mars 2005&lt;/em&gt;
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